vendredi 18 décembre 2009 par Emsics
Il a participé au 4è rallye des Litchis - SICAM à Toamasina. Dès la fin du rallye, il est rentré en Europe pour aller sur la base de ford en Angleterre. De retour sur Paris pour boucler ’’ses papiers’’ pour la prochaine édition d’Echappement. Pierre Gary a bien voulu nous parler de sa course à Toamasina et un peu de son métier de journaliste automobile
Rallygasy : vous avez participé au Rallye des Litchis, comment vous est venue l’idée de courir à Madagascar ?
Pierre Gary : J’ai reçu une invitation de Marc Barthélémy, de Burotec, qui me proposait de découvrir le rallye des Litchis en tant que concurrent. Il m’a prêté une voiture, l’AX Sport en Groupe M, et m’a fait rencontrer Alain Rasamimanana pour me seconder dans le baquet de droite.
Rallygasy : Comment s’est passé le rallye pour vous ?
Pierre Gary : Tout n’a pas été simple car la voiture n’était pas en état de prendre un départ de course. Francis Molines, un vazaha venu donner un coup de main à Marc, a déployé tous ses efforts pour mettre l’AX à niveau. Une petite séance d’essai avant le rallye m’a donné des espoirs. Malheureusement, j’ai du m’arrêter après deux kilomètres dans la première spéciale, les électrodes des quatre bougies avaient complètement fondu ! Tsirinaina, notre mécanicien, s’est mis au boulot pour nous faire repartir le lendemain en super rallye. Petit progrès, nous avons cette fois parcouru cinq kilomètres ! Pour moi, le rallye s’est achevé trop vite. Dommage car malgré les annulations de spéciales, le parcours était magnifique ! J’aurais bien voulu croiser le fer avec les pilotes malgaches, cela aurait été sympathique. Tous m’ont accueilli avec chaleur, j’ai réellement aimé l’ambiance. Il est certain que je reviendrai l’an prochain à Tamatave, avec mes copains belges, au volant cette fois d’une voiture en bon état !
Rallygasy : Comment situez vous le niveau des pilotes malgaches ?
Pierre Gary : Coincé au bord des spéciales, j’ai eu le temps d’observer les pilote malgaches. J’ai été impressionné par Mathieu. Il devrait venir s’étalonner en France dans ne formule de promotion, comme la Coupe Peugeot 207. Je pense qu’il possède du talent et une importante marge de progression. J’ai vu aussi Freddy avec sa Polo Diesel. Il a tout compris dans l’exploitation de cette auto ! Un autre pilote m’a impressionné, celui d’une Clio. J’ai oublié son nom (Tax,ndlr) mais son attaque est resté dans ma mémoire. Sinon, comme en France, le niveau est assez varié avec des très bons, des bons et des pilotes qui n’ont d’autres ambitions que celles de terminer et de s’amuser… Tout à fait honorable !
Rallygasy : Est-ce que vous pouvez nous parler un peu de votre métier de journaliste ‘’automobile’’ ?
Pierre Gary : Mon travail à Echappement consiste à aller sur des rallyes et à rédiger les reportages. Naturellement, cela suppose une bonne connaissance du milieu et une certaine complicité avec les pilotes, ingénieurs et patrons d’équipes. En outre, je réalise les essais course dans le magazine. J’ai couru dans à peu près toutes les disciplines depuis 1978. Je possède donc une expérience qui me permet d’aborder toutes les voitures, depuis les plus modestes jusqu’aux plus grosses. Pour moi, il est tout aussi intéressant d’essayer une petite Logan rallycross qu’une WRC ou une GT comme une Audi RS8 ou Lamborghini. Les vocations de chaque voiture sont à analyser et je dois comprendre les caractères pour les transcrire sur le papier de la façon la plus vivante et compréhensible possible. Ce n’est pas toujours facile mais ce travail m’enthousiasme !